Histoire du Judo - Jujitsu

Originellement, le judo s’appuie sur trois principes fondamentaux : Shin (l’esprit), Gi (la technique) et Tai (le corps). Ces concepts trouvent leur source au sein des écoles de ju-jutsu Kito-Ryu, Yoshin-Ryu et Tenjin-Shino-Ryu que maître Jigoro Kano a lui-même fréquenté et desquelles il a extrait le Gokyo (Cinq Principes Techniques), le Koshiki no Kata (Formes des temps anciens) et l’Itsutsu no Kata (Cinq Principes énergétiques).

Jigoro Kano étudia tout d’abord auprès de maître Fukuda de l’école de Tenjin-shinyo-Ryu à partir de 1877. Après la mort de son maître, en 1879, Jigoro Kano rejoint en 1881 l’école Kito Ryu qui était spécialisée dans le corps à corps. Il y découvrit les techniques de projection (le Nage Waza) et le principe de Seiryoku Zenyo (un maximum d’efficacité pour un minimum d’effort).

En 1882, Jigoro Kano effectua une synthèse des différents enseignements qu’il avait reçus et créa sa propre méthode de ju-jitsu qu’il baptisa « judo » (Voie de la souplesse). Il bâti son premier dojo qu’il appelle le Kodokan (« le lieu où l’on étudie la voie »). A ces débuts, il compte alors 9 élèves.

L’école de Kito Ryu (起倒流)

Le Kito-Ryu est l'école de l'ascension et la chute. Son origine est assez floue et de nombreuses versions coexistent. Elle fut probablement fondée au 17e siècle par Fukuno Shichiroemon Masakatsu. Ce dernier reçu l’enseignement de Chen Yuan Pin, un moine chinois qui enseignait la calligraphie et la philosophie au temple de kokushoji dans la région d’Edo et qui était également un maître des arts martiaux chinois (et notamment de l’école de Shaolin).

La légende raconte que Fukuno, Isogai et Miura, trois samouraïs de faible rang, eurent à escorter Chen Yuan Pin alors que ce dernier venait donner des leçons à un haut fonctionnaire du Shogun. Sur le chemin ils furent attaqués par des bandits et se trouvèrent désarmés. Le moine s’interposa alors et mis ses agresseurs hors d’état de nuire avec une efficacité exceptionnelles. Les trois samouraïs mirent alors tout en œuvre pour recevoir son enseignement et finirent par devenir ses disciples.

Plus tard, Fukuno fonda sa propre école (ou plutôt son courant) nommé Fukuno-Ryu.

Un de ses élèves, Terada Heizaemon, fonda à son tour Teishin-Ryu où il privilégia la notion du « Wa » (l’harmonie). Son petit fils, Terada Kanemon, considéré comme le 5e grand maître du Kito Ryu, se concentra sur les techniques de combat à main nue et la recherche esthétique et interne à l’origine du « Do » (la voie). Son enseignement fut baptisé Jikishin Ryu.

Au 19e siècle, les deux plus grands experts de Kito Ryu étaient Iikubo Tsunetoshi (qui enseigna à Kano) et Tozawa Rokusaburo (qui enseigna à Ueshiba).

Les techniques de cette école, généralement exécutée en armure ou en hakama, sont basées sur la projection de l’adversaire au sol. Elles sont considérées comme difficiles, même par des maîtres tels que Jigoro Kano ou Morihei Ueshiba. Aujourd’hui, l’héritage de cette école se retrouve dans le Koshiki no Kata.

L’école de Yoshin-Ryu (楊心流)

Le Yoshin Ryu est l’école du cœur de Saule. On attribut sa création en 1632 à un médecin de Nagasaki du nom de Akiyama Shirōbei Yoshitoki. Ce dernier avait étudié les arts martiaux chinois de l’Art Souple des Saisies pendant dix neuf années sous la direction du Maître Ha Ku Tei, maître des arts du temple de Shaolin. De retour au Japon, il se retira pour méditer sur son apprentissage.

La légende raconte que Akiyama eut une révélation un jour d’hiver en contemplant une branche de saule qui pliait sous le poids de la neige et qui, par sa souplesse, rejeta la neige et se remis en place au lieu de rompre. Il en tira le concept de « céder pour vaincre » et modifia alors son enseignement en y intégrant ce principe.

Akiyama, que l’on nomme également Yoshin Miura, fut le premier à utiliser le terme de « jujutsu » (littéralement « Technique de la souplesse ») qu’il obtint en traduisant simplement mot à mot les caractères chinois Jeou (bois flexible, assouplir) et Shu (Art secret, technique).

Les techniques de cette école sont largement inspirées du principe de « céder pour vaincre ». Jigoro Kano conserva de cet héritage un kata peu pratiqué de nos jours appelé Itsutsu no Kata (le Kata des Cinq Principes).

Tenjin-shinyo-Ryu (天神真楊流 )

Le Tenjin-shinyo-Ryu est une école traditionnelle de jujutsu. Elle fut fondée vers 1830 par Iso Mataemon Minamoto no Masatari. Ce dernier avait suivit l’enseignement de Hitotsuyanagi Oribe (de l’école de Yoshin-ryu) et de Jouemon Homma (de l’école Shin no Shinto-ryu). On considère donc à ce titre qu’elle est une sorte de fusion de ces deux écoles.

Jigoro Kano étudia le style de cette l’école en 1877 auprès de maître Fukuda, un disciple d’Iso Mataeman. On considère que cette école disparue en 1879, après la mort du maitre alors qu’il n’avait pas désigné de successeur.

Les techniques de cette école font essentiellement parti de l’Atemi Waza (on y référence 124 techniques d’Atemi), de l’Osaekomi Waza (immobilisation) et de Shime Waza (étranglements). On retrouve ainsi son l'influence dans le Kimeno no Kata.

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